Les uns envoient les fers au diable et plébiscitent le parage naturel. C’est vrai, comment font-ils, les mustangs et les indiens, sans mors ni selle… et dehors toute l’année ?
Les autres usent d’une panoplie très complète: cloches, guêtres, bandages, fers orthopédiques, mors, enrênements en tous genres, couvertures, stalles et box…
C’est vrai : Michel Henriquet arbore la bride, Jean d’Orgeix montait en filet. J’ai cru voir M. Rodrigo Pessoa avec un hackamore; Nuno Oliveira présentait Corsario avec un simple ruban dans la bouche. Quant à Lorenzo, il donne dans le nu intégral !
Que faut-il en conclure ? Simplement, que tous sont des artistes, des professionnels, chacun virtuose de sa spécialité.
Alors, pourquoi tant de polémique entre nous, simples cavaliers ?
Qu’il serve la randonnée, le dressage, le spectacle, l’instruction, l’endurance ou l’obstacle, le cheval travaille pour nous, pour notre bon plaisir. Il est donc naturel d’en prendre le plus grand soin.
Bien sûr, les efforts physiques (donc l’évolution et les soins adéquats) diffèrent selon leur mode de vie… de même pour nous.
A chacun ses petits et grands maux: du cycliste parti à l’assaut des Pyrénées, au danseur, astreint à une discipline de fer, au carreleur posé sur ses genoux ou aux infirmières courbées au chevet de leurs patients… Ce sont les risques du métier.
C’est pourquoi la notion d’« athlète heureux » est importante et mérite l’attention et le respect. Voilà qui justifie l’existence d’associations telles qu’Allège-Ideal, pour dire que tout travail est possible dans l’harmonie musculaire et le confort optimisé.
Je le crois sincèrement : chacun aime, respecte son cheval et fait tout ce qu’il croit bon pour lui, en fonction de ses choix. Alors mettons de côté toutes ces petites querelles stériles et inutiles. Echangeons, construisons…
Je fends, je pique, je touche et j’atteins votre cœur… je l’espère !
Cyrano